RESULTATS P&V

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RESULTATS P&V

Message  Nicolas 51 le Dim 9 Déc 2012 - 7:24

Le Point.fr - Publié le 06/12/2012 à 09:47

Le groupe affiche une perte opérationnelle courante de 7 millions d'euros, contre un bénéfice de 29,3 millions auparavant.

Pour la première fois depuis son entrée en Bourse en 1999, le groupe de tourisme et d'immobilier Pierre et Vacances a fini l'année 2011-2012 sur des pertes et lance un plan d'économies drastique incluant des suppressions de postes, pour renouer avec les profits dès 2013. "Les résultats de la branche tourisme ont baissé, l'immobilier a aussi été impacté et le plan de transformation [lancé fin 2010] n'a pas fonctionné au niveau escompté. [...] On est dans le rouge pour la première fois, ce n'est pas supportable", a déclaré mercredi le P-DG Gérard Brémond.

Sur l'exercice clos fin septembre, Pierre et Vacances, qui exploite aussi les marques Center Parcs, Maeva et Adagio, a enregistré une perte nette de 27,4 millions d'euros, contre un bénéfice de 10,5 millions un an plus tôt. Il affiche une perte opérationnelle courante de 7 millions d'euros, contre un bénéfice de 29,3 millions auparavant. Le chiffre d'affaires annuel a reculé de 5,1 % à 1,42 milliard d'euros. Des résultats inférieurs aux attentes.

Plan social

En conséquence, le groupe a annoncé "un plan vigoureux de réduction des coûts", pour économiser 33 millions d'euros dès le prochain exercice : 25 millions de coûts d'exploitation et 8 millions sur les loyers (qui ont pesé pour 200 millions d'euros cette année). Gérard Brémond vise "un retour à la rentabilité opérationnelle dès l'an prochain", mais ne s'avance pas pour le résultat net. Le groupe, créé en 1967, va ainsi connaître le premier plan social de son histoire, avec 195 suppressions de postes prévues (2,6 % des effectifs), surtout au siège où les charges doivent être comprimées de 15 %.

Par ailleurs, Gérard Brémond promet "un plan d'action commerciale offensif" : le transfert de 40 résidences Maeva sous l'enseigne Pierre et Vacances plus vendeuse ; un repositionnement des tarifs pour être plus compétitif ; des efforts pour mieux capter les marchés internationaux, alors que la clientèle est encore à 55 % française ; une meilleure visibilité sur Internet, où se font un tiers des ventes. En 2007, Pierre et Vacances affichait encore un bénéfice net de 75,2 millions d'euros et un bénéfice opérationnel de 105,2 millions d'euros.

Face à l'érosion des résultats, un plan d'économies avait été lancé fin 2010. Mais il n'a pas suffi et le directeur général Sven Boinet a quitté le groupe en août. Françoise Gri, qui a fait ses preuves chez IBM et Manpower France, le remplacera dès janvier avec pour mission de redresser la barre rapidement. Elle a expliqué mercredi vouloir notamment "bâtir une entreprise numérique" en mettant l'accent sur les réseaux communautaires pour toucher de nouveaux publics.

Fondamentaux


Si les activités touristiques, qui assurent environ les trois quarts du chiffre d'affaires, n'ont reculé que de 1,3 % à 1,1 milliard d'euros - "plutôt bien, vu le contexte économique", selon Gérard Brémond - les ventes immobilières ont, elles, plongé de 16 % à 311,5 millions d'euros.

L'activité des résidences urbaines (Adagio) a progressé sans réussir à compenser la baisse en mer et montagne chez Pierre et Vacances et dans les villages Center Parcs en France. S'ajoutent une inflation des charges de personnel et de loyers, et des surcoûts immobiliers et informatiques. "Malgré ces résultats décevants, les fondamentaux restent bien adaptés", a assuré Gérard Brémond. Les réservations pour l'hiver sont stables sur octobre-décembre et en croissance ensuite.

Le groupe s'est délesté d'activités non rentables (dont les hôtels Latitudes) et maintient le cap sur de gros projets, comme des Center Parcs à l'étranger, de nouvelles résidences Adagio avec Accor, ou encore les "Villages Nature" en gestation depuis des années avec Euro Disney, la première tranche devant ouvrir en avril 2016.

Présent dans huit pays d'Europe, Pierre et Vacances compte un parc de 51 000 appartements et maisons et emploie près de 7 500 salariés, dont plus de 5 200 en France. Le titre a terminé mercredi à 14,17 euros à la Bourse de Paris, contre 25,98 euros début janvier et 118 euros à son plus haut, en juillet 2007.

Nicolas 51

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